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Cardiologie| Anomalies valvulaires
Les valves cardiaques assurent la circulation du sang dans la bonne direction. Lorsqu'elles ne se ferment pas correctement ou qu'elles sont épaissies, un reflux ou une obstruction apparaît, ce qui entraîne une diminution de la fonction cardiaque.
La maladie valvulaire la plus fréquente chez le chien est l’insuffisance valvulaire dégénérative, touchant le plus souvent la valve mitrale. Cette pathologie s’appelle la maladie myxomateuse de la valve mitrale (MMVD). Dans ce cas, le sang reflue vers l’atrium, ce qui entraîne une surcharge du cœur. Les symptômes incluent la toux, une diminution de la tolérance à l’effort et l’essoufflement. Cette affection est chronique, mais un traitement médicamenteux peut en ralentir la progression et atténuer les signes cliniques.


Cardiologie| Troubles du rythme cardiaque
Les troubles du rythme cardiaque altèrent l’efficacité du cœur et peuvent entraîner des étourdissements, des syncopes ou une faiblesse soudaine.
Les troubles du rythme, tels que la fibrillation atriale ou les extrasystoles ventriculaires (ESV), résultent d’anomalies de la conduction électrique du cœur. Ils peuvent être primaires ou secondaires à des affections cardiaques sous-jacentes. Le diagnostic repose sur l’ECG ou la surveillance Holter. Le traitement varie de la médication à l’implantation d’un pacemaker, selon le type et la gravité.


Cardiologie| Insuffisance cardiaque et maladies du muscle cardiaque
Lorsque le cœur ne parvient pas à pomper suffisamment de sang, une insuffisance cardiaque se développe. La cause est souvent liée à des anomalies structurelles du muscle cardiaque ou des valves.
L’insuffisance cardiaque résulte d’une diminution de la fonction de pompage, entraînant une accumulation de liquide dans les poumons ou la cavité abdominale. Les signes typiques incluent la toux, une respiration rapide, une diminution de l’appétit et une faiblesse générale. Le traitement comprend des diurétiques, des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) et d’autres médicaments visant à réduire la charge cardiaque et à optimiser la circulation.
Dans la cardiomyopathie dilatée (DCM), les fibres du muscle cardiaque s’affaiblissent, entraînant une dilatation des cavités cardiaques et une diminution de la capacité de pompage. Cette affection touche principalement les chiens de grande race. Un diagnostic précoce par échocardiographie est essentiel, car un traitement instauré à temps peut prolonger la durée de survie.
La cardiomyopathie hypertrophique (CMH) est la maladie cardiaque la plus fréquente chez le chat. Le muscle cardiaque s’épaissit, réduisant le volume des cavités et perturbant le remplissage cardiaque. Cela peut conduire à une dyspnée ou à des thrombo-embolies. Le traitement vise à diminuer la fréquence cardiaque et à améliorer la relaxation du muscle cardiaque.


Cardiologie| Anomalies congénitales
Certains animaux naissent avec des malformations cardiaques structurelles qui perturbent la circulation sanguine. Une détection précoce et une correction chirurgicale peuvent être vitales.
Une persistance du canal artériel (PCA) est une communication ouverte entre l’aorte et l’artère pulmonaire qui se ferme normalement après la naissance. Cette anomalie provoque une surcharge volumique du cœur et conduit à une insuffisance cardiaque si elle n’est pas traitée. La correction par cathétérisme ou par chirurgie permet le plus souvent une guérison complète.
Un arc aortique droit persistant (PRAA) entraîne des troubles de la déglutition dus à une compression de l’œsophage, pouvant être corrigée chirurgicalement.


Cardiologie| Péricarde et plèvre
Une accumulation de liquide autour du cœur ou dans la cavité thoracique perturbe la respiration normale et la circulation sanguine.
L’épanchement pleural est une accumulation de liquide dans la cavité thoracique, souvent due à une insuffisance cardiaque, une inflammation ou une tumeur. Cela provoque des difficultés respiratoires. Le diagnostic repose sur la radiographie, l’échographie et la ponction. Le traitement consiste en l’évacuation du liquide par drainage pleural ou, dans les cas chroniques, par la mise en place d’un port thoracique (port pleural).


Cardiologie| Examens diagnostiques
Le diagnostic des maladies cardiaques repose sur une combinaison d’imagerie, de mesures électriques et d’évaluation clinique.
L’échocardiographie est la méthode d’examen la plus importante en cardiologie vétérinaire. L'échographie permet de visualiser en détail les structures valvulaires, le flux sanguin et la fonction du muscle cardiaque. L’analyse Doppler permet d’évaluer les gradients de pression et les fuites, ce qui est essentiel pour poser un diagnostic correct.
Un ECG enregistre l’activité électrique du cœur et permet d’identifier les troubles du rythme et de la conduction. En cas de symptômes prolongés ou intermittents, un moniteur Holter peut être utilisé pendant 24 heures.
Une pression artérielle élevée (hypertension) est observée principalement chez les chats atteints de maladies rénales ou thyroïdiennes et impose une charge supplémentaire au cœur. Une mesure précise permet de prévenir les lésions secondaires et d’évaluer l’efficacité du traitement.


Dermatologie| Allergies et problèmes cutanés
Les allergies et les problèmes cutanés qui y sont associés constituent une part importante des cas dermatologiques chez les animaux de compagnie. Les réactions allergiques, qu’elles soient provoquées par l’alimentation ou par des facteurs environnementaux tels que le pollen ou les acariens de la poussière domestique, sont une cause fréquente d’affections cutanées. Ces troubles se manifestent souvent par des démangeaisons, des rougeurs, des zones de dépilation ou des inflammations cutanées. Un diagnostic précis de la cause sous-jacente est essentiel pour mettre en place un traitement ciblé et d’améliorer le confort de l’animal.
Les allergies sont des réactions d’hypersensibilité du système immunitaire à certaines substances (allergènes) présentes dans l’environnement ou l’alimentation. Chez le chien, la dermatite atopique (allergie environnementale) est l’une des affections cutanées les plus fréquentes ; on estime qu’environ 10 à 15 % des chiens présentent des problèmes cutanés d’origine allergique. Les animaux allergiques souffrent souvent de démangeaisons intenses et d’une peau rouge et irritée, et des otites ou des infections secondaires surviennent régulièrement. La prise en charge repose sur la réduction de l’exposition aux allergènes (par exemple la lutte contre les puces ou un changement de régime alimentaire), le contrôle du prurit et de l’inflammation (au moyen de médicaments tels que les antihistaminiques ou les corticostéroïdes) et, lorsque cela est possible, la désensibilisation (immunothérapie spécifique contre l’allergie).
La peau prurigineuse (prurit) est l’un des symptômes les plus courants des affections dermatologiques chez les animaux. Les animaux qui en souffrent se grattent, se mordillent ou se lèchent constamment, ce qui peut entraîner des rougeurs, des lésions cutanées et, à terme, des zones dépilées. Le prurit peut avoir de nombreuses causes : les parasites (tels que les puces ou les acariens) et les allergies sont fréquemment en cause, mais des infections bactériennes ou fongiques peuvent également y contribuer. Il est essentiel de traiter la cause sous-jacente, tout en apportant un soulagement temporaire à l’aide d’antiprurigineux, pour stopper le grattage et permettre à la peau de guérir.
Les zones dépilées (alopécie) apparaissent lorsque la perte de poils survient à certains endroits, rendant la peau visible. Ce phénomène peut être localisé ou généralisé et avoir diverses origines. Les causes fréquentes incluent le grattage ou le mordillement chroniques dus au prurit (par exemple en cas d’allergie aux puces ou de gale), les infections fongiques telles que la teigne, ou encore des troubles hormonaux (comme une affection thyroïdienne ou la maladie de Cushing). La peau au niveau des zones dépilées peut être rouge, squameuse ou épaissie. Pour un traitement efficace, il est indispensable d’identifier la cause (par exemple éliminer un parasite, traiter une infection ou corriger un déséquilibre hormonal) pour permettre la repousse du pelage.
Une peau squameuse et les inflammations cutanées (dermatite) indiquent souvent une altération de la santé cutanée normale. Les squames (pellicules) résultent d’une desquamation accélérée ou d’une accumulation de cellules cutanées mortes, comme on l’observe notamment en cas de séborrhée ou après une irritation prolongée. L’inflammation cutanée s’accompagne généralement de rougeur, de chaleur, de gonflement et de démangeaisons ; elle peut être due à des allergies, des infections ou à une combinaison des deux. Des bactéries ou des levures interviennent souvent comme agents secondaires sur une peau déjà irritée, transformant par exemple une simple allergie en une infection cutanée étendue. Le traitement vise à éliminer la cause déclenchante (par exemple éviter les allergènes ou traiter une infection) ainsi qu’à assurer des soins symptomatiques de la peau, notamment à l’aide de shampooings médicamenteux pour réduire les squames et de crèmes anti-inflammatoires.


Dermatologie| Infections et parasites
Les infections et les parasites sont des causes fréquentes de problèmes cutanés chez les animaux. Ils peuvent entraîner une large variété de troubles dermatologiques, allant d’inflammations locales à un prurit généralisé et à une perte de poils. Les infections bactériennes ou fongiques de la peau apparaissent souvent de manière secondaire, par exemple après des lésions dues au grattage, tandis que des parasites tels que les puces, les acariens ou les tiques peuvent provoquer directement une irritation et des réactions allergiques. Un dépistage et un traitement précoces de ces causes infectieuses sont essentiels pour éviter que des problèmes mineurs n’évoluent vers des affections cutanées graves.
L’otite (otite externe) est un problème fréquent, en particulier chez le chien (elle touche environ 7 à 16 % des chiens et environ 4 % des chats). Les animaux atteints d’otite présentent des symptômes tels que rougeur du pavillon auriculaire, secouement de la tête, douleur à la manipulation et grattage de l’oreille. Le plus souvent, l’otite externe est la conséquence d’une cause sous-jacente, comme une allergie, des parasites auriculaires (acariens des oreilles) ou un trouble hormonal. Les bactéries et les levures prolifèrent facilement dans l’oreille enflammée et aggravent les symptômes en provoquant du pus et une odeur désagréable. Le traitement consiste à nettoyer le conduit auditif et à appliquer des gouttes auriculaires à action anti-inflammatoire et antimicrobienne ; il est également essentiel de traiter la cause sous-jacente pour prévenir les récidives.
Les parasites tels que les puces, les acariens et les tiques constituent une source fréquente de troubles cutanés. Les puces provoquent souvent des démangeaisons intenses et peuvent déclencher une réaction allergique chez les animaux sensibles (allergie aux piqûres de puces), entraînant grattage, papules rouges et croûtes, principalement au niveau du dos, de l’abdomen et de la base de la queue.
Les acariens sont de minuscules arachnides responsables de diverses affections cutanées : les acariens de la gale sarcoptique provoquent un prurit intense et des dermatites croûteuses (gale), tandis que les acariens Demodex, présents dans les follicules pileux, peuvent entraîner des zones dépilées et parfois une inflammation (démodécie). Les acariens des oreilles (Otodectes cynotis) colonisent le conduit auditif et provoquent des sécrétions brunâtres et granuleuses ainsi que des démangeaisons.
Les tiques s’attachent à la peau, provoquant une irritation locale et pouvant également transmettre des maladies.
La prévention et le contrôle des parasites sont essentiels : ils comprennent une prévention régulière contre les puces et les tiques ainsi qu’un traitement approprié (par exemple shampoings spécifiques, pipettes ou comprimés) lorsqu’une infestation parasitaire est diagnostiquée.
Les infections cutanées bactériennes surviennent lorsque des bactéries pénètrent dans la peau et provoquent une inflammation avec formation de pus, un état également appelé pyodermite. Il s’agit le plus souvent de bactéries du genre Staphylococcus, les agents pathogènes les plus fréquents des infections cutanées chez le chien et le chat. Ces infections se manifestent par exemple sous forme de papules rouges, de pustules, de croûtes ou de lésions suintantes, souvent accompagnées de prurit. Les infections cutanées bactériennes apparaissent fréquemment de manière secondaire, par exemple après le grattage de zones prurigineuses ou en cas d’altération de la barrière cutanée due à une autre affection dermatologique. Le traitement consiste à cibler les bactéries (par exemple à l’aide de shampoings antibactériens ou d’antibiotiques en cas d’infections sévères) et à éliminer la cause sous-jacente afin de prévenir les récidives.
Les infections fongiques de la peau sont causées par des dermatophytes (champignons qui atteignent la peau, les poils ou les ongles) ou par des levures.
Une dermatophytose bien connue est la teigne chez le chien et le chat, qui provoque des zones circulaires dépilées accompagnées de squames et de croûtes. La teigne est généralement due à des champignons du genre Microsporum (comme Microsporum canis) ou Trichophyton et est en outre transmissible à l’homme (zoonose).
Les infections à levures, telles que la dermatite à Malassezia, sont également fréquentes : une prolifération excessive de la levure cutanée normale entraîne alors une peau rouge, grasse et prurigineuse, souvent localisée au niveau des plis inguinaux, des aisselles, des oreilles ou des plis cutanés.
Les infections fongiques sont traitées par des antifongiques, soit localement (par exemple à l’aide de shampoings, pommades ou sprays spécifiques) et/ou par voie systémique avec des médicaments oraux, selon la gravité. En cas de teigne, l’hygiène de l’environnement est également cruciale, car les spores fongiques peuvent survivre longtemps dans le milieu et provoquer des réinfections.


Dermatologie| Causes systémiques
Certains problèmes cutanés sont dus à des affections systémiques sous-jacentes, dans lesquelles le trouble ne prend pas naissance principalement au niveau de la peau elle-même, mais résulte d’une maladie générale ou d’une anomalie de l’organisme. Deux groupes importants sont les troubles hormonaux et les maladies à médiation immunitaire. Ces affections peuvent se manifester par des symptômes tels que la perte de poils, des modifications de l’épaisseur ou de la coloration de la peau, ainsi que des plaies ou des croûtes qui cicatrisent difficilement. L’identification d’une cause systémique est essentielle, car la peau ne peut se rétablir que lorsque la maladie sous-jacente est traitée.
Les affections hormonales (troubles endocriniens) peuvent avoir des effets marqués sur la peau et le pelage des animaux. Un exemple bien connu est l’hypothyroïdie (hypofonctionnement de la glande thyroïde) chez le chien, qui entraîne souvent une alopécie symétrique, un pelage sec et terne, ainsi qu’un épaississement et une hyperpigmentation de la peau. Un autre exemple est l’hypercortisolisme (syndrome de Cushing), caractérisé par un excès de l’hormone du stress, le cortisol. Les chiens atteints de Cushing présentent fréquemment une peau fine et fragile, une alopécie symétrique du tronc, parfois avec des vaisseaux sanguins visibles et de nombreux comédons ; les plaies cicatrisent lentement et des calcifications cutanées peuvent également apparaître. Même un excès ou un déficit en hormones sexuelles peut provoquer une perte de poils ou une modification de la pigmentation cutanée. Le traitement des affections cutanées d’origine hormonale vise à corriger l’équilibre hormonal (par exemple par médication ou par chirurgie), après quoi les lésions cutanées s’améliorent généralement de manière progressive.


Dermatologie| Nodules cutanés et tumeurs
Les nodules cutanés (bosses ou masses) chez les animaux constituent un groupe très hétérogène d’affections. Une « bosse » peut aller d’un kyste bénin ou d’un lipome à une tumeur plus grave, et il peut parfois s’agir d’un processus inflammatoire tel qu’un abcès ou un granulome. À l’examen visuel seul, il est souvent impossible de déterminer la nature exacte de la masse ; une identification précise est donc indispensable pour une prise en charge adéquate. Le vétérinaire réalisera fréquemment des examens complémentaires, tels qu’une cytoponction à l’aiguille fine pour un examen cytologique ou une biopsie, afin de déterminer la nature du nodule. Ce n’est qu’après les résultats qu’il est possible de décider si une simple surveillance suffit (en cas de lésions clairement bénignes) ou si une exérèse chirurgicale ou un traitement complémentaire est nécessaire.
Le terme tumeur cutanée désigne toute masse ou nodule anormal situé dans ou sur la peau. Il peut s’agir d’une tumeur bénigne (par exemple un lipome ou un kyste sébacé), mais aussi d’une tumeur cutanée maligne (telle qu’un mastocytome ou un mélanome). Des processus non néoplasiques, comme une masse inflammatoire ou un abcès, peuvent également avoir l’aspect d’une tumeur.
Pour identifier le type de lésion cutanée, le vétérinaire prélève souvent des cellules de la masse à l’aide d’une aiguille (ponction à l’aiguille fine) ou un fragment de tissu par biopsie pour analyse.
Sur base des résultats, un plan de traitement peut être établi : certaines masses bénignes peuvent être simplement surveillées, mais dans la majorité des cas, une exérèse chirurgicale est recommandée, en particulier pour les tumeurs à croissance rapide ou malignes.
Certaines affections cutanées ou lésions nécessitent un traitement chirurgical ou des interventions spécifiques. Cette catégorie comprend des problèmes caractérisés par une accumulation ou une lésion qui ne guérit pas spontanément, ou par une anomalie anatomique entraînant des troubles cutanés chroniques. Parmi les exemples figurent l’hématome auriculaire, un abcès sous-cutané ou des plis cutanés chroniquement enflammés. Dans ces situations, une intervention chirurgicale réalisée en temps opportun peut grandement favoriser la guérison et prévenir les récidives.
Un hématome auriculaire (également appelé « oreille sanguine ») est une accumulation de sang dans le pavillon de l’oreille. Un vaisseau sanguin se rompt à l’intérieur de l’oreille, entraînant une accumulation de sang entre la peau et le cartilage, ce qui provoque un gonflement mou et rempli de liquide. Ce type de lésion survient généralement à la suite de secousses violentes de la tête ou de grattage intense dus à une douleur auriculaire ou à un prurit sévère, par exemple en cas d’otite ou d’infestation par des acariens auriculaires. L’oreille apparaît alors épaissie, en forme de ballon, et peut être douloureuse pour l’animal. Le traitement consiste le plus souvent en l’ouverture de manière chirurgicale et le drainage de la poche sanguine, suivis de la mise en place de sutures ou d’un pansement compressif pour permettre l’adhérence de la peau au cartilage. La cause sous-jacente (telle qu’une infection de l’oreille) doit toujours être traitée pour éviter une récidive.
Un abcès est une cavité sous-cutanée remplie de pus, résultant d’une infection bactérienne locale. Chez les chiens et les chats, les abcès apparaissent fréquemment à la suite de morsures ou d’autres lésions perforantes, lorsque des bactéries pénètrent profondément dans les tissus et provoquent une inflammation encapsulée. Cette inflammation évolue alors vers une cavité contenant du pus (un mélange de bactéries, de cellules mortes et de débris tissulaires). Un abcès non traité peut finir par se rompre et se drainer spontanément vers l’extérieur, mais il guérit rarement complètement et récidive souvent tant que le foyer infectieux persiste.
Chez certaines races (telles que le carlin, le bouledogue ou le Shar-Peï), des plis cutanés profonds, par exemple un pli facial au niveau du nez ou un pli caudal marqué, peuvent entraîner une irritation chronique et des dermatites récurrentes. Ces plis constituent souvent un environnement chaud et humide, propice au développement de bactéries et de levures responsables de prurit et d’infections. Un exemple bien connu est le pli nasal du carlin, qui provoque régulièrement des inflammations cutanées douloureuses et nécessite parfois une correction chirurgicale. L’ablation chirurgicale d’un pli cutané consiste à retirer l’excès de peau puis à suturer les bords afin d’obtenir une surface plus lisse. Cette intervention n’est envisagée que lorsque les soins d’hygiène et les traitements topiques ne suffisent plus et que l’animal souffre d’inflammations persistantes. Après l’intervention, la peau guérit généralement bien et les troubles chroniques disparaissent, améliorant significativement la qualité de vie de l’animal.


Imagerie médicale| Radiographie
La radiographie est l’une des techniques les plus couramment utilisées pour obtenir une première visualisation du squelette, de la cage thoracique ou de l’abdomen. Vous trouverez ici plus d’informations sur les utilisations et les différentes formes de cet examen.
Les radiographies standard permettent d’obtenir rapidement des informations sur les structures osseuses et la position des organes. Elles sont fréquemment utilisées pour détecter des fractures, des anomalies pulmonaires et des modifications de la cavité thoracique ou abdominale. Cet examen est polyvalent et relativement rapide à réaliser. La radiographie constitue souvent une première étape du processus diagnostique.


Imagerie médicale| Échographie (ultrasons)
L’échographie utilise des ondes sonores pour produire des images détaillées des organes, des muscles et des vaisseaux sanguins. Cette section explique comment cette technique est appliquée en médecine vétérinaire.
Un examen échographique standard permet d’évaluer les organes de l’abdomen et de la cage thoracique. L’échographie abdominale et thoracique fournit des informations sur la structure, la taille et la vascularisation des organes. L’examen est non invasif et réalisé en temps réel. L’échographie est un outil essentiel pour poser un diagnostic précis.
L’échographie est une méthode sûre et fiable pour confirmer une gestation chez différentes espèces animales. Elle permet d’évaluer la présence et le développement des embryons. Des informations sur la vitalité et l’évolution de la gestation peuvent également être obtenues. Le contrôle de gestation contribue à un suivi correct de la grossesse.


Comportement| Peur et stress
La peur et le stress sont des réactions naturelles, mais deviennent problématiques lorsqu’ils sont trop intenses ou persistants. Ils peuvent entraîner des comportements d’évitement, de l’agressivité ou des troubles physiques. Une analyse comportementale et une thérapie adaptée permettent de comprendre la cause sous-jacente et de réduire l’anxiété.
L’anxiété de séparation est fréquente chez les chiens qui paniquent lorsqu’ils sont laissés seuls. Les signes typiques incluent les aboiements, l’agitation, les comportements destructeurs ou la malpropreté en l’absence du propriétaire. Le traitement repose sur une thérapie comportementale visant une habituation progressive à la solitude, associée à des routines prévisibles et, dans certains cas, à un soutien médicamenteux.
Les bruits forts tels que les orages ou les feux d’artifice peuvent provoquer des réactions de peur intense. L’animal peut trembler, tenter de fuir ou se cacher. La désensibilisation et le contre-conditionnement aident l’animal à apprendre à faire face à ces stimuli. Dans les cas sévères, des médicaments anxiolytiques peuvent être utilisés temporairement pendant la mise en place du programme d’entraînement.


Comportement| Agressivité
L’agressivité est une forme de comportement complexe aux causes multiples, allant de la peur et de la douleur à des tensions territoriales ou sociales. Une analyse comportementale approfondie est indispensable pour identifier le type d’agressivité et de mettre en place une prise en charge sûre et efficace.
L’agressivité dirigée envers les personnes peut résulter de la peur, d’un comportement défensif, de la douleur ou de déclencheurs liés à la dominance. L’approche vise à reconnaître les signaux d’alerte, à éviter toute provocation et à rétablir la confiance par des interactions contrôlées.
L’agressivité entre animaux de compagnie peut être liée au territoire, à la peur ou à une mauvaise introduction sociale. La thérapie repose sur une exposition contrôlée, un renforcement positif des comportements appropriés et des mesures de gestion destinées à prévenir toute escalade.


Comportement| Malpropreté
La malpropreté est un problème comportemental fréquent chez les chiens et les chats. Il est important d’exclure toute cause médicale avant de débuter un accompagnement comportemental. Le traitement dépend de l’origine du problème, telle que le stress, un comportement territorial ou des habitudes d’élimination inappropriées acquises.
Le marquage urinaire ou les mictions en dehors de la litière peuvent résulter du stress, d’un comportement territorial ou d’une aversion pour la litière. La prise en charge comprend une analyse comportementale, des adaptations de l’environnement, une amélioration de l’hygiène du bac à litière et une réduction des facteurs de stress.
Chez le chien, la malpropreté est souvent liée à un apprentissage insuffisant de la propreté, à des problèmes médicaux ou à l’anxiété de séparation. Le traitement associe une rééducation, des routines claires et un renforcement positif des comportements souhaités. Dans certains cas, un suivi médical est nécessaire.


Comportement| Comportement compulsif et anormal
Les comportements stéréotypés, tels que le léchage excessif ou la poursuite de la queue, peuvent indiquer du stress, de la frustration ou des facteurs neurologiques. Ces comportements ont souvent un caractère auto-renforçant, ce qui rend une prise en charge précoce essentielle pour éviter leur aggravation.
Le comportement compulsif apparaît lorsqu’un animal exécute de manière répétitive des actions sans objectif apparent. Il peut être lié à l’ennui, au stress, à la douleur ou à une prédisposition génétique. La prise en charge repose sur la modification du comportement, l’enrichissement de l’environnement et la rupture du schéma répétitif. Dans certains cas, un traitement médicamenteux peut être utilisé en soutien.


Médecine interne| Voies respiratoires et poumons
Les affections des voies respiratoires et des poumons provoquent souvent de la toux, une détresse respiratoire ou une diminution de la condition physique. Cette section regroupe les principales maladies ainsi que leurs options thérapeutiques.
La pneumonie est une inflammation des poumons pouvant résulter d’infections, d’aspiration ou de maladies sous-jacentes. Elle se manifeste fréquemment par de la toux, une difficulté respiratoire, de la fièvre et un état de léthargie. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie médicale. Le traitement est adapté à la cause et vise également à soutenir la fonction respiratoire.
La bronchite chronique est une inflammation persistante des voies respiratoires inférieures. Elle provoque souvent une toux chronique et peut s’accompagner de dyspnée ou d’une diminution de la tolérance à l’effort. Le diagnostic se base sur les signes cliniques et des examens complémentaires. Le traitement vise à réduire l’inflammation et à améliorer la respiration.
Lors d’un collapsus trachéal, la trachée perd partiellement sa rigidité et s’affaisse pendant la respiration. Cela peut entraîner de la toux, une détresse respiratoire et une intolérance à l’effort. Le diagnostic est posé à l’aide de l’examen clinique et de l’imagerie, parfois complétés par une fluoroscopie ou une endoscopie. Le traitement varie d’un soutien médicamenteux à une intervention chirurgicale, selon la gravité.
Les épanchements pleuraux et les masses pulmonaires peuvent gravement compromettre la fonction pulmonaire. Ils entraînent souvent une dyspnée, de la toux et une baisse de la tolérance à l’effort. Le diagnostic repose sur l’imagerie et, si nécessaire, sur l’analyse du liquide pleural. Le traitement dépend de la cause sous-jacente et peut inclure un drainage, un traitement médicamenteux ou une chirurgie.


Médecine interne| Système gastro-intestinal
Les troubles digestifs sont fréquents chez les animaux de compagnie et peuvent aller de plaintes légères à des maladies chroniques.
Les vomissements constituent un symptôme fréquent chez les animaux de compagnie et peuvent avoir des causes très diverses. Ils peuvent indiquer un problème du tube digestif, mais également être le signe d’une affection systémique. La nature, la fréquence et la durée des vomissements fournissent des informations diagnostiques importantes. Une approche ciblée est nécessaire pour traiter correctement la cause sous-jacente.
La diarrhée et la constipation sont des troubles digestifs courants chez les animaux de compagnie. Elles peuvent être aiguës ou chroniques et avoir des origines variées. Les modifications de la fréquence, de la consistance et de la durée des selles apportent des éléments diagnostiques essentiels. Un diagnostic précis est indispensable pour instaurer un traitement approprié.
Les intolérances et allergies alimentaires peuvent provoquer à la fois des troubles digestifs et cutanés. Les symptômes typiques incluent diarrhée, vomissements, prurit et otites. Le diagnostic repose le plus souvent sur un régime d’éviction. Le traitement consiste à éviter les composants alimentaires responsables.
La Maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI / IBD) est une affection inflammatoire chronique de l’intestin. Elle entraîne fréquemment une diarrhée persistante, des vomissements et une perte de poids. Le diagnostic nécessite des examens spécialisés et l’exclusion d’autres causes possibles. Le traitement vise à contrôler l’inflammation et à améliorer la qualité de vie.
Une occlusion intestinale survient lorsque le transit est bloqué, par exemple par un corps étranger, une tumeur ou une torsion. Elle peut provoquer de fortes douleurs abdominales, des vomissements et une détérioration rapide de l’état général. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie. Une intervention médicale ou chirurgicale rapide est souvent nécessaire pour éviter des complications potentiellement mortelles.


Médecine interne| Foie et pancréas
Les affections du foie et du pancréas se manifestent souvent de manière peu spécifique, mais peuvent être graves. Vous trouverez ici les principaux thèmes liés à ces organes.
Des valeurs hépatiques élevées dans le sang peuvent indiquer des affections du foie, telles qu’une hépatite ou des troubles des voies biliaires. Elles signalent une atteinte ou un stress des cellules hépatiques. Des examens complémentaires sont souvent nécessaires afin d’en déterminer la cause. La prise en charge dépend de la pathologie sous-jacente et de sa gravité.
Les affections de la vésicule biliaire, comme la mucocèle ou les infections, peuvent entraîner de graves problèmes de santé. Elles s’accompagnent souvent de douleurs abdominales, de vomissements et d’anomalies des paramètres hépatiques. Le diagnostic repose sur des analyses sanguines et l’imagerie, le plus souvent l’échographie. Selon la sévérité, un traitement médical ou chirurgical est indiqué.
La pancréatite est une inflammation du pancréas pouvant provoquer des douleurs abdominales intenses. Elle peut s’accompagner de vomissements, de léthargie et d’une perte d’appétit, et peut mettre la vie en danger. Le diagnostic se base sur les signes cliniques, les analyses sanguines et l’imagerie. Le traitement est essentiellement de soutien et vise le contrôle de la douleur, la stabilisation du patient et la récupération de la fonction pancréatique.


Médicine interne| Reins et voies urinaires
Les affections des reins et de la vessie sont fréquentes chez les animaux de compagnie et peuvent être aiguës ou chroniques. Cette section regroupe les principaux thèmes liés à ces pathologies.
L’insuffisance rénale peut survenir de manière aiguë ou évoluer progressivement vers une forme chronique. Dans les deux cas, elle entraîne une diminution de l’élimination des déchets de l’organisme. Les symptômes varient de la léthargie et de la perte d’appétit à des signes généraux sévères. Le traitement dépend de la forme et de la gravité de l’affection et vise à soutenir la fonction rénale.
Les infections urinaires sont une cause fréquente de troubles de la miction (le fait d'uriner) chez les animaux de compagnie. Elles peuvent provoquer des mictions plus fréquentes, des douleurs lors de l’émission d’urine et parfois la présence de sang dans les urines. Le diagnostic repose sur une analyse d’urine et, si nécessaire, une culture bactérienne. Le traitement consiste le plus souvent en une antibiothérapie ciblée, accompagnée d’un suivi.
L’incontinence correspond à une perte involontaire d’urine et peut avoir différentes causes. Elle peut toucher aussi bien les animaux jeunes que les animaux âgés. Une démarche diagnostique ciblée est nécessaire afin d’identifier la cause sous-jacente. Le traitement dépend de celle-ci et peut être médicamenteux ou de soutien.
Les anomalies urinaires telles que la pollakiurie et la dysurie indiquent des troubles des voies urinaires. Elles peuvent s’accompagner de douleur, de difficultés à uriner ou de modifications de l’aspect de l’urine. Un examen clinique approfondi et une analyse d’urine sont nécessaires pour en déterminer la cause. Le traitement est orienté vers la pathologie sous-jacente.
Les calculs de la vessie et des reins peuvent entraver l’écoulement de l’urine et provoquer une obstruction aiguë. Cela peut entraîner des douleurs, des difficultés à uriner et des signes généraux sévères. Le diagnostic repose sur l’imagerie et l’analyse d’urine. Selon la situation, un traitement médical ou chirurgical est nécessaire.


Médecine interne| Système hormonal (endocrinien)
Les affections hormonales ont souvent un impact sur l’ensemble de l’organisme. Cette section regroupe les principales maladies endocriniennes ainsi que leur prise en charge.
Le diabète sucré est une maladie métabolique fréquente chez le chien et le chat. Il résulte d’un déficit en insuline ou d’une résistance à l’insuline. Les signes cliniques typiques sont une augmentation de la prise de boisson et de la miction, une perte de poids et une léthargie. Le traitement repose sur l’insulinothérapie, associée à un régime alimentaire adapté et à un suivi régulier.
La maladie d’Addison est une affection dans laquelle la corticosurrénale ne produit pas suffisamment d’hormones. Elle peut entraîner de la léthargie, des vomissements, de la diarrhée et parfois une crise aiguë potentiellement mortelle. Le diagnostic est établi par des analyses sanguines et des tests hormonaux spécifiques. Avec un traitement hormonal approprié, la maladie peut être bien contrôlée.
La maladie de Cushing correspond à une production excessive de cortisol par l’organisme. Elle peut se manifester par une augmentation anormale de la soif et augmentation du volume des urines, une perte de poils et une faiblesse musculaire. Le diagnostic nécessite des examens hormonaux spécifiques. Le traitement vise à réduire la production de cortisol et à contrôler les symptômes.
Les troubles thyroïdiens résultent d’une activité insuffisante ou excessive de la glande thyroïde. L’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie entraînent chacune des signes cliniques spécifiques. Le diagnostic repose sur des analyses sanguines. Le traitement a pour objectif de normaliser la fonction thyroïdienne.
Les troubles des glandes parathyroïdes, tels que l’hyperparathyroïdie, perturbent l’équilibre du calcium et du phosphore dans l’organisme. Ces désordres peuvent entraîner des anomalies osseuses, une faiblesse musculaire et d’autres signes systémiques. Ils sont relativement rares, mais nécessitent une démarche diagnostique précise. Le diagnostic est établi par des analyses sanguines et des examens d’imagerie complémentaires.


Médecine interne| Sang et système lymphatique
Les affections du sang et du système lymphatique influencent le transport de l’oxygène, la coagulation et les défenses immunitaires. Cette section en donne un aperçu.
L’anémie, ou baisse du taux de globules rouges, peut avoir diverses causes, notamment des infections, des pertes sanguines ou des affections à médiation immunitaire. Elle se manifeste souvent par de la léthargie, une pâleur des muqueuses et une diminution de la tolérance à l’effort. Le diagnostic repose sur des analyses sanguines. Le traitement dépend de la cause sous-jacente.
Les troubles de la coagulation sont des affections dans lesquelles le processus de coagulation sanguine est perturbé. Ils peuvent entraîner des hémorragies spontanées ou, au contraire, une tendance accrue aux saignements lors de traumatismes. Les causes peuvent être congénitales ou acquises. Le diagnostic et le traitement nécessitent des examens sanguins ciblés et une prise en charge adaptée.
L’augmentation de la taille des ganglions lymphatiques peut indiquer une infection, une inflammation ou une affection néoplasique. Elle peut être localisée ou généralisée. L’évaluation repose sur l’examen clinique et, si nécessaire, sur des examens cytologiques ou histologiques. La prise en charge dépend de la cause sous-jacente.


Médecine interne| Maladies infectieuses
Les infections jouent un rôle dans de nombreuses maladies internes. Cette section regroupe les principales catégories.
La fièvre d’origine inconnue est diagnostiquée lorsque la cause d’une fièvre persistante ne peut pas être identifiée immédiatement. Elle peut résulter d’affections infectieuses, inflammatoires ou néoplasiques. Une démarche diagnostique systématique et souvent approfondie est nécessaire. L’objectif est d’identifier et de traiter la cause sous-jacente.
Les infections systémiques sont des affections dans lesquelles des agents pathogènes se disséminent dans l’ensemble de l’organisme. Elles peuvent entraîner de la fièvre, de la léthargie et l’atteinte de plusieurs organes. Le diagnostic requiert souvent des analyses sanguines étendues et des examens complémentaires. Un traitement rapide et ciblé est essentiel afin de prévenir des complications graves.
Les infections virales jouent un rôle important dans diverses maladies chez les animaux de compagnie. Des exemples incluent le FeLV, le FIV et la PIF (FIP). Ces infections peuvent affecter le système immunitaire et provoquer une grande variété de signes cliniques. Le diagnostic et le suivi sont essentiels pour établir le pronostic et assurer un accompagnement adapté.
Les infections bactériennes peuvent toucher différents organes et provoquer des maladies systémiques sévères. Elles s’accompagnent souvent de fièvre, de léthargie et de signes cliniques spécifiques à l’organe atteint. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, les analyses sanguines et parfois des cultures bactériologiques. Le traitement consiste en une antibiothérapie ciblée associée à des soins de soutien.
Les maladies vectorielles sont transmises par les tiques ou d’autres insectes. Parmi les exemples figurent les infections à Ehrlichia, Leishmania et Borrelia. Ces affections peuvent provoquer des symptômes variés, tels que fièvre, boiterie et perte de poids. Le traitement est dirigé contre l’agent causal spécifique et vise également à soutenir l’animal.


Neurologie| Dos et colonne vertébrale
La colonne vertébrale peut être affectée par différentes pathologies, allant des hernies à l’instabilité ou aux fractures. Cette page donne un aperçu des problèmes les plus fréquents et de leurs options thérapeutiques.
Des affections telles que la hernie du disque intervertébral (IVDD) ou les fractures vertébrales peuvent provoquer des douleurs sévères et des déficits neurologiques. Les symptômes varient de troubles de la locomotion à une paralysie partielle ou complète. Le diagnostic repose sur un examen neurologique et des techniques d’imagerie avancées. Selon la gravité, une prise en charge conservatrice ou une intervention chirurgicale est indiquée.


Neurologie| Troubles cérébraux
Les affections cérébrales chez les animaux de compagnie peuvent aller des crises d’épilepsie aux tumeurs ou aux infections. Cette section regroupe les maladies les plus fréquentes et leurs traitements.
L’épilepsie est une affection neurologique fréquente chez les animaux de compagnie. Elle se manifeste par des crises épileptiques récurrentes, d’intensité et de durée variables. Le diagnostic repose sur l’anamnèse, l’examen clinique et l’exclusion d’autres causes. Le traitement consiste généralement en une thérapie médicamenteuse à long terme visant à contrôler les crises.
Les tumeurs cérébrales peuvent provoquer divers signes neurologiques, selon leur localisation et leur taille. Les symptômes incluent notamment des modifications du comportement, des crises épileptiques et des troubles de la coordination. Le diagnostic nécessite une imagerie avancée telle que l’IRM ou le scanner (CT). Le traitement peut inclure la chirurgie, un soutien médicamenteux ou d’autres thérapies ciblées.
En cas d’hydrocéphalie, le liquide cérébrospinal s’accumule dans le cerveau, entraînant une augmentation de la pression intracrânienne. Cela peut provoquer des signes neurologiques tels que des changements de comportement, des douleurs ou des troubles de la coordination. La gravité et l’évolution varient selon l’animal. Selon la situation, un traitement médicamenteux ou une intervention chirurgicale peut être indiqué.
Les affections cérébrales infectieuses peuvent être causées par des parasites tels que Toxoplasma et Neospora, mais aussi par des bactéries. Elles entraînent souvent des signes neurologiques tels que des crises, des modifications du comportement et des troubles de la coordination. Le diagnostic nécessite des analyses sanguines ciblées, une imagerie médicale et parfois une analyse du liquide cérébrospinal. Le traitement dépend de l’agent causal et consiste en une thérapie antimicrobienne ciblée et un soutien adapté.


Neurologie| Examens
Pour diagnostiquer correctement les affections neurologiques, des examens spécialisés sont nécessaires. Cette section présente les techniques utilisées et leur rôle dans l’établissement d’un diagnostic précis.
Un examen clinique et neurologique complet constitue la base de la détection des anomalies neurologiques. La posture, la locomotion, les réflexes et la perception de la douleur sont évalués de manière systématique. Les résultats aident à localiser la lésion. Cet examen est essentiel pour élaborer un plan diagnostique et thérapeutique ciblé.


Oncologie| Qu'est-ce que le cancer chez les animaux?
Le cancer est un terme générique désignant des maladies caractérisées par une prolifération incontrôlée des cellules de l’organisme. Sa nature et sa gravité varient fortement en fonction du type de tumeur et de l’organe atteint.
Les tumeurs bénignes se développent généralement lentement, restent localisées et ne métastasent pas. Les tumeurs malignes (cancers) envahissent les tissus environnants et peuvent disséminer vers des organes tels que les poumons, le foie ou les ganglions lymphatiques. Une distinction correcte entre ces deux types est essentielle pour le pronostic et le choix du traitement.
Chez le chien, les tumeurs des mastocytes, les tumeurs mammaires, les lymphomes et les hémangiosarcomes sont parmi les plus fréquents. Chez le chat, on rencontre notamment les carcinomes épidermoïdes, les tumeurs mammaires et les lymphomes. Leur fréquence varie selon la race, l’âge et le sexe. Un diagnostic précoce augmente considérablement les chances de réussite du traitement.


Oncologie| Comment diagnostiquons-nous le cancer?
Le diagnostic commence toujours par un examen clinique approfondi, suivi d’examens ciblés pour déterminer le type et le stade de la tumeur.
Le vétérinaire examine l’animal de manière systématique et évalue la présence éventuelle de masses, de ganglions lymphatiques augmentés de volume ou d’organomégalie. L’objectif est de localiser les lésions suspectes et de planifier les examens complémentaires.
L’imagerie permet de localiser la tumeur, d’en déterminer la taille et de détecter d’éventuelles métastases. L’échographie est particulièrement utile pour l’évaluation des tissus mous, la radiographie pour les poumons et le squelette, tandis que le scanner (CT) offre une visualisation détaillée des lésions complexes ou profondes.
Un examen histologique ou cytologique est indispensable pour établir un diagnostic définitif. Lors d’une cytoponction à l’aiguille fine (FNA) ou d’une biopsie incisionnelle, des cellules ou des fragments de tissu sont prélevés puis analysés par un pathologiste. Les résultats fournissent des informations sur le type de tumeur, son grade et son agressivité, éléments déterminants pour la suite du traitement.


Oncologie| Options thérapeutiques
Le choix du traitement dépend du type de tumeur, de sa localisation, de son stade et de l’état général de l’animal. Souvent, plusieurs modalités thérapeutiques sont combinées pour obtenir le meilleur résultat possible.
L’eabblation chirurgicale constitue le traitement de première intention pour de nombreuses tumeurs solides, en particulier en l’absence de métastases. Des marges de résection larges réduisent le risque de récidive. Une radiothérapie ou une chimiothérapie adjuvante peut parfois être indiquéepour traiter d’éventuels résidus microscopiques.
La chimiothérapie est utilisée dans le cadre de tumeurs systémiques, telles que les lymphomes, ou comme traitement complémentaire après une chirurgie. Les doses et la fréquence d’administration sont soigneusement adaptées pour limiter les effets indésirables. De nombreux animaux tolèrent cette thérapie mieux que les patients humains.
Après le traitement, un suivi régulier reste essentiel pour détecter précocement une récidive ou l’apparition de nouvelles lésions. Le confort et le bien-être de l’animal demeurent toujours prioritaires. Une alimentation adaptée et une prise en charge adéquate de la douleur contribuent à maintenir une bonne qualité de vie.


Oncologie| Questions fréquentes
Lorsqu’un diagnostic de cancer est posé, les propriétaires ont souvent des questions pratiques et émotionnelles concernant le pronostic, les coûts et la qualité de vie de leur animal.
Dans de nombreux cas, oui. Certaines tumeurs peuvent être complètement retirées, tandis que d’autres peuvent être contrôlées sur le long terme à l’aide de traitements médicamenteux ou d’autres thérapies. La prise en charge est toujours individualisée.
Les coûts varient fortement en fonction du type d’examens et de traitements. Une discussion transparente en amont permet aux propriétaires de prendre une décision éclairée.
Lorsque la douleur, les troubles respiratoires ou la perte d’appétit ne peuvent plus être maîtrisés, l’euthanasie peut constituer une décsion humaine et empreinte de compassion. Nos vétérinaires accompagnent les propriétaires avec soin tout au long de ce processus, dans le respect de l’animal et de l’humain.


Ophtalmologie| Paupières
Les paupières protègent l’œil et assurent une répartition uniforme du film lacrymal. Lorsque leur position ou leur fonction est altérée, cela peut entraîner une irritation, de la douleur ou des lésions permanentes de la cornée. La correction des anomalies palpébrales est le plus souvent chirurgicale et vise à rétablir une fermeture normale ainsi qu’une protection adéquate de l’œil.
Dans l’entropion, la paupière s’enroule vers l’intérieur, ce qui entraîne un frottement constant des cils ou de la peau contre la cornée. Cela provoque irritation, larmoiement et douleur, et peut conduire à des ulcères cornéens. L’affection peut être congénitale ou acquise. Le traitement consiste en une correction chirurgicale de la paupière afin de normaliser sa position.
L’ectropion est l’inverse de l’entropion : la paupière se retourne vers l’extérieur, exposant la conjonctive. L’œil s’assèche et devient plus sujet aux inflammations. Cette affection est plus fréquente chez certaines races à peau lâche. Le traitement repose sur un raccourcissement ou une mise en tension chirurgicale de la paupière pour restaurer la protection de l’œil.
Le cherry eye survient lorsque la glande lacrymale de la troisième paupière fait saillie en raison d’un affaiblissement des tissus de soutien. Il se manifeste par une masse rouge et arrondie dans le coin interne de l’œil. Cette glande doit être conservée pour maintenir une production lacrymale adéquate ; elle est donc repositionnée et fixée chirurgicalement plutôt que retirée.
Les tumeurs des paupières sont fréquentes chez les animaux âgés. La majorité sont bénignes, mais elles peuvent provoquer une irritation ou gêner la vision. L’exérèse chirurgicale est généralement curative et est réalisée en préservant la forme naturelle de la paupière.
Dans certaines situations, telles qu’un œil irrécupérable, une tumeur maligne ou une douleur incontrôlable, il est nécessaire de retirer l’œil. Cette intervention n’est réalisée que lorsque toutes les autres options thérapeutiques ont été épuisées. L’animal s’adapte généralement bien par la suite et conserve une excellente qualité de vie.


Ophtalmologie| Cornée
La cornée constitue la couche externe transparente de l’œil et joue un rôle crucial dans la vision. Toute atteinte de celle-ci provoque de la douleur, un blépharospasme (fermeture douloureuse de l’œil) et des larmes excessives. Un diagnostic et un traitement rapides sont essentiels pour prévenir une cécité permanente.
Les lésions de la cornée peuvent être causées par un traumatisme, une sécheresse oculaire ou une infection. Elles vont de simples éraflures superficielles à des ulcères profonds. L’examen à l’aide d’une coloration à la fluorescéine permet d’évaluer l’étendue de la lésion. Le traitement repose sur l’administration de médicaments destinés à prévenir l’infection et à favoriser la cicatrisation ; en cas de lésions sévères, une intervention chirurgicale, telle qu’une kératotomie en grille ou la mise en place d’un lambeau conjonctival, peut s’avérer nécessaire.


Ophtalmologie| Cristallin et pression intraoculaire
Le cristallin et la pression à l’intérieur de l’œil déterminent ensemble la netteté de la vision. Des affections telles que la cataracte ou le glaucome perturbent cet équilibre et peuvent conduire rapidement à la cécité si elles ne sont pas traitées.
La cataracte correspond à une opacification du cristallin entraînant une diminution progressive de la vision. Elle survient fréquemment chez les animaux âgés ou à la suite d’un diabète. Le diagnostic est établi par ophthalmoscopie. Le seul traitement réellement efficace est l’ablation chirurgicale du cristallin, selon une technique comparable à celle utilisée en médecine humaine.
Le glaucome est une élévation de la pression intraoculaire pouvant endommager de manière irréversible la rétine et le nerf optique. Les symptômes incluent la douleur, la rougeur et une augmentation du volume du globe oculaire. Un diagnostic précoce est essentiel. Le traitement associe des médicaments destinés à réduire la pression à des interventions chirurgicales éventuelles visant à rétablir l’équilibre des liquides intraoculaires.
La luxation du cristallin correspond au décollement du cristallin de ses fibres de suspension, entraînant son déplacement à l’intérieur de l’œil. Cette affection peut provoquer une douleur aiguë et une augmentation de la pression intraoculaire. Une prise en charge rapide est nécessaire pour prévenir la perte de vision ; selon la situation, un traitement médicamenteux ou chirurgical peut être indiqué.


Ophtalmologie| Production lacrymale et voies lacrymales
Les larmes lubrifient et protègent l’œil contre le dessèchement et les infections. Une perturbation de la production ou de l’écoulement des larmes entraîne rapidement une irritation, une inflammation ou, au contraire, un larmoiement excessif. Un test de production lacrymale et l’examen des voies lacrymales permettent d’en déterminer la cause.
La kératoconjonctivite sèche (KCS) résulte d’une production insuffisante de larmes. L’œil se dessèche, s’enflamme et peut devenir trouble. Cette affection est souvent chronique et nécessite un traitement à vie à l’aide de collyres stimulant la production lacrymale et protégeant la surface oculaire.
Une obstruction du canal lacrymal empêche l’évacuation normale des larmes, donnant à l’œil un aspect constamment humide ou favorisant l’inflammation. Le diagnostic repose sur un lavage avec produit de contraste. Le traitement consiste à rincer le canal ou à l’ouvrir chirurgicalement.
Lorsque les yeux larmoient excessivement, la cause est souvent liée à une irritation, une allergie ou à des anomalies des paupières ou des points lacrymaux. Le liquide lacrymal peut provoquer une coloration brunâtre autour des yeux. Le diagnostic vise à identifier et à éliminer le facteur déclenchant sous-jacent.


Orthopédie| Articulations
Les pathologies articulaires chez les animaux de compagnie peuvent provoquer des douleurs, des raideurs et des problèmes de mobilité. Dans cette section, vous découvrirez comment les vétérinaires identifient ces pahtologies, quels traitements sont disponibles et comment vous pouvez soutenir au mieux la mobilité de votre animal.
L'épaule peut être affectée par diverses pathologies chez les animaux de compagnie, telles que l'OCD (ostéochondrite disséquante), l'instabilité ou une lésion du tendon bicipital. Des anomalies telles que la dysplasie, l'incongruence du coude ou des lésions nécessitant une reconstruction ou une transposition du biceps surviennent également.
Les affections du coude telles que la FPC (fragmentation du processus coronoïde), le syndrome du compartiment médial, l'UPA (non-union du processus anconé) et la LPC (lésion du processus coronoïde) sont des causes fréquentes de boiterie. La dysplasie et l'incongruence peuvent également provoquer des douleurs et des problèmes de mobilité.
L'instabilité au niveau du poignet (carpe) figure parmi les problèmes orthopédiques les plus fréquents de cette articulation. Elle peut résulter d'un traumatisme, de changements dégénératifs ou d'anomalies congénitales, et entraîne souvent de la douleur, un gonflement, une boiterie et une perte de fonction. Selon la gravité et la cause sous-jacente, des options de traitement conservatrices ou chirurgicales sont possibles, avec pour objectif d'améliorer le confort, la stabilité et la fonction du membre.
La hanche peut être touchée par des affections telles que la dysplasie de la hanche, la luxation de la hanche ou l'arthrose. Les traitements varient de la résection de la tête fémorale à des techniques plus avancées telles que la DPO (double ostéotomie pelvienne), les prothèses de hanche ou la Symphysiodèse Pubienne Juvénile (SPJ/JPS).
Les problèmes de genou sont fréquents chez les chiens et les chats et constituent une cause régulière de boiterie. Les pathologies courantes incluent la rupture du ligament croisé antérieur, qui peut être traitée par des techniques telles que la TPLO, la TTA ou la CBLO. La luxation de la rotule est également diagnostiquée régulièrement. Ces affections peuvent provoquer des douleurs et des limitations de mouvement et nécessitent un traitement adapté.
L'arthrose, ou usure articulaire, est une pathologie très répandue chez les animaux. Elle apparaît souvent avec l'âge, mais peut aussi survenir après une blessure. Elle provoque des douleurs chroniques, des raideurs et une réduction de la mobilité. Bien que l'arthrose ne puisse être guérie, divers traitements peuvent soulager les symptômes. Un soutien adéquat et une gestion adaptée contribuent à une meilleure qualité de vie.


Orthopédie| Fractures
Les fractures ou fissures osseuses nécessitent une approche rapide et ciblée. Sur cette page, vous découvrirez comment les fractures sont diagnostiquées, quelles options de traitement existent et comment le processus de guérison est soutenu chez les animaux.
Les fractures traumatiques sont causées par un accident et peuvent être ouvertes ou fermées. Elles provoquent souvent de la douleur, un gonflement et une perte de fonction du membre affecté. Un diagnostic rapide et correct est essentiel pour une bonne récupération. Le traitement varie de l'immobilisation conservatrice à la stabilisation chirurgicale telle que l'ostéosynthèse.


Orthopédie| Troubles de la croissance et du développement
Chez les jeunes animaux, les problèmes de croissance peuvent entraîner des anomalies permanentes des os ou des articulations. Dans cette section, vous découvrirez comment ces troubles sont détectés, quels traitements sont possibles et comment une prise en charge précoce prévient les complications.
Chez les jeunes animaux, une position anormale des pattes ou des articulations peut mener à des problèmes orthopédiques permanents. Ces anomalies peuvent être congénitales ou apparaître pendant la croissance. Un diagnostic précoce et correct est important pour limiter les dommages ultérieurs. Selon la gravité, des mesures conservatrices ainsi que des corrections chirurgicales sont possibles.
Des perturbations de l'équilibre du calcium et du phosphore ou une carence en vitamine D peuvent entraîner de graves anomalies osseuses pendant la croissance. Ces affections influencent le développement osseux et augmentent le risque de douleur, de malformations et de fractures. Un diagnostic correct nécessite souvent des analyses de sang et de l'imagerie. Le traitement vise à corriger le problème métabolique sous-jacent et à soutenir une croissance osseuse saine.
Les dysplasies, telles que la dysplasie de la hanche ou du coude, font partie des troubles du développement les plus courants. Les traitements varient entre des techniques chirurgicales comme la ostéotomie fémorale (FHO), la double ostéotomie pelvienne (DPO), la Symphysiodèse Pubienne Juvénile (JPS) et la prothèse de hanche, jusqu'à des interventions à l'épaule ou au coude.


Orthopédie| Maladies articulaires immunitaires
Certains problèmes articulaires surviennent en raison d'un dérèglement du système immunitaire. Vous découvrirez ici comment ces affections sont reconnues, quels examens sont nécessaires et comment un plan de traitement est élaboré pour limiter les symptômes.
La polyarthrite est une pathologie dans laquelle plusieurs articulations s'enflamment simultanément. La cause peut être idiopathique ou à médiation immunitaire, le propre système de défense de l'organisme s'attaquant aux articulations. Cela entraîne souvent de la douleur, de la raideur et une boiterie. Un diagnostic ciblé et un traitement adapté sont nécessaires pour maîtriser l'inflammation et améliorer le confort.


Orthopédie| Infections articulaires
Les bactéries ou autres agents pathogènes peuvent entraîner des infections douloureuses dans les articulations. Ces textes expliquent comment les vétérinaires établissent un diagnostic, quels traitements sont nécessaires et ce à quoi vous pouvez vous attendre pendant la phase de guérison.
Les infections transmises par les tiques telles que l'Ehrlichia, la Borrelia (Lyme) et l'Anaplasma peuvent provoquer des inflammations articulaires et des symptômes de maladie générale chez les animaux. Les plaintes varient de la boiterie et de la douleur à la fièvre et la léthargie. Le diagnostic est établi sur la base des symptômes cliniques, d'analyses de sang et de tests sérologiques. Un traitement précoce et ciblé est important pour prévenir les complications et favoriser la guérison.
Les infections bactériennes telles que l'arthrite septique et l'ostéomyélite peuvent causer des dommages graves et permanents aux articulations et aux os. Elles surviennent souvent après des infections de plaies, une chirurgie ou par la propagation de bactéries dans le flux sanguin. Les plaintes typiques sont la douleur, le gonflement, la fièvre et une boiterie marquée. Un diagnostic rapide et un traitement intensif sont essentiels pour limiter l'aggravation.
Les infections parasitaires telles que la Leishmaniose peuvent affecter l'appareil locomoteur et causer des problèmes articulaires. L'affection entraîne souvent une inflammation chronique et peut s'accompagner de symptômes de maladie générale. Le diagnostic repose sur les symptômes cliniques en combinaison avec des tests sérologiques ou moléculaires. Le traitement est de longue durée et vise à supprimer le parasite et à gérer les symptômes.
Les infections fongiques telles que celles causées par l'Aspergillus peuvent mener à l'ostéomyélite, une inflammation grave de l'os. Ces affections provoquent souvent de la douleur, une boiterie et parfois des symptômes de maladie générale. Le diagnostic nécessite généralement de l'imagerie et des tests microbiologiques spécifiques. Le traitement consiste en une thérapie antifongique de longue durée et parfois des interventions chirurgicales pour maîtriser l'infection.


Orthopédie| Amputations
Dans certains cas, l'amputation est la meilleure option pour soulager la douleur et préserver la qualité de vie. Cela peut varier de l'amputation d'un membre complet à des interventions plus mineures telles que le retrait d'orteils, de la queue ou de parties de la mâchoire. L'intervention est soigneusement pesée sur le plan médical et suivie d'une analgésie et de soins postopératoires adaptés. Les animaux s'adaptent souvent remarquablement bien et peuvent mener une vie active après leur rétablissement.
Parfois, l'amputation est la seule solution pour permettre à un animal de continuer à vivre sans douleur et avec une bonne qualité de vie. Il peut s'agir de l'ablation d'une patte entière, mais aussi d'interventions plus petites comme l'amputation d'orteils, de la queue ou de parties de la mâchoire. Dans cette section, vous découvrirez comment une amputation est abordée médicalement, comment se déroule la convalescence et comment les animaux apprennent avec une surprise étonnante à composer avec la perte d'une partie du corps.


Dentisterie| Chien et chat
Chez les chiens et les chats, les affections dentaires sont très fréquentes, en particulier le tartre, la gingivite et la perte de dents. Une prise en charge précoce permet de prévenir des complications graves. Les traitements varient du détartrage aux extractions ou aux interventions endodontiques, selon la gravité du problème.
Le tartre résulte de la minéralisation de la plaque dentaire et constitue la principale cause de gingivite et de mauvaise haleine. Lors d’un détartrage, les dépôts situés au-dessus et en dessous de la gencive sont éliminés. Le traitement est réalisé sous anesthésie, suivi d’un polissage pour ralentir la formation de nouveaux dépôts. Un détartrage régulier aide à prévenir la perte de dents.
Lorsqu’une dent est trop sévèrement atteinte par une infection ou par une résorption de l’os de la mâchoire, l’extraction constitue la seule solution. L’intervention se déroule sous anesthésie et est réalisée en accordant une attention particulière à l’analgésie et aux soins postopératoires. Les extractions soulagent la douleur et empêchent la propagation de l’inflammation.
Les troubles du développement dentaire chez les chiens et les chats apparaissent au cours de la croissance de la dentition et peuvent affecter aussi bien les dents de lait que les dents définitives. Parmi les exemples figurent l’absence d’éruption dentaire, la persistance de dents de lait, les malpositions dentaires ou les défauts de l’émail. Ces anomalies peuvent entraîner de la douleur, des inflammations, des difficultés alimentaires et un risque accru de maladies parodontales. Un dépistage précoce et un suivi vétérinaire adapté sont essentiels pour prévenir des dommages irréversibles.


Dentisterie| Lapin et rongeur
Les problèmes dentaires chez les lapins et les rongeurs résultent le plus souvent d’une usure inadéquate des dents, lesquelles poussent continuellement chez ces espèces. Une alimentation appropriée et des contrôles dentaires réguliers sont essentiels pour prévenir la douleur, les troubles de l’alimentation et les abcès de la mâchoire.
Lorsque les dents des lapins ou des rongeurs s’usent de manière incorrecte, des bords tranchants ou des dents allongées sont créés, ce qui provoque des douleurs et des problèmes d’alimentation. Le traitement consiste à raccourcir les incisives et les molaires, puis à corriger la morsure.
Les abcès dentaires sont des infections localisées autour d’une dent ou d’une racine dentaire, avec du pus qui s’accumule dans le tissu environnant. Ils proviennent souvent de dommages dentaires, de maladies parodontales ou d’un défaut de morsure sous-jacent. Les animaux peuvent présenter des douleurs, un gonflement, une perte d’appétit et parfois de la fièvre, bien que les symptômes ne soient pas toujours clairement visibles. Un traitement rapide et ciblé est important pour prévenir la propagation de l’infection et les problèmes chroniques.


Chirurgie des tissus mous| Cou
Le cou contient des structures vitales telles que la thyroïde, les glandes salivaires et l’œsophage. La chirurgie dans cette région est souvent délicate et exige une extrême précision.
Les affections des glandes salivaires, telles que les kystes (sialocèles), les inflammations chroniques ou une ranula, peuvent entraîner des difficultés de déglutition et des gonflements douloureux dans la cavité buccale. Lorsque le drainage ou les médicaments ne donnent pas de résultat durable, il peut être nécessaire de retirer complètement la glande affectée et son canal excréteur.
Dans le cas d'une ranula, on choisit parfois la marsupialisation, une technique où le kyste est ouvert chirurgicalement pour permettre un drainage permanent. L'intervention est généralement couronnée de succès et prévient les récidives. Les soins postopératoires se concentrent sur le contrôle de la douleur et la cicatrisation de la plaie dans la bouche.


Chirurgie des tissus mous| Cavité abdominale
La cavité abdominale renferme de nombreux organes, ce qui implique une grande variété d’interventions chirurgicales, allant de la réparation de hernies aux chirurgies d’urgence pour hémorragies internes.
Une hernie inguinale survient lorsque du contenu abdominal, comme de la graisse ou des anses intestinales, fait saillie à travers un orifice de la paroi abdominale au niveau de l’aine. En cas d’incarcération, la situation peut rapidement devenir mortelle. La chirurgie consiste à replacer le contenu hernié et à fermer le défaut pariétal. Cette intervention prévient les récidives et les complications. Elle est plus fréquente chez les femelles non stérilisées.
La hernie ombilicale est souvent détectée chez le chiot sous la forme d’une tuméfaction molle de la paroi abdominale. Les petites hernies peuvent se refermer spontanément, mais les défauts plus importants présentent un risque d’incarcération d’organes. La fermeture chirurgicale constitue l’approche la plus sûre. L’intervention est relativement simple et le pronostic généralement bon. Chez les animaux destinés à la reproduction, une stérilisation concomitante est souvent réalisée pour éviter une transmission héréditaire.


Chirurgie des tissus mous| Estomac et intestins
Le système digestif peut être gravement perturbé par des obstructions, des torsions ou des tumeurs. La chirurgie est souvent nécessaire pour rétablir un transit et une fonction normaux.
Lorsqu’un animal ingère un objet étranger, une obstruction gastrique ou intestinale peut survenir. Selon la localisation, une gastrotomie, une entérotomie ou une colectomie est réalisée. Une extraction rapide prévient des complications graves telles que perforation ou péritonite. Le pronostic postopératoire est généralement bon, à condition qu’il n’y ait pas de nécrose tissulaire.
La dilatation-torsion de l’estomac (SDTE) survient lorsque l’estomac se dilate puis se tord sur lui-même. L’apport sanguin est alors compromis, entraînant une situation aiguë et potentiellement mortelle. Les symptômes incluent un ballonnement abdominal, de l’agitation et des tentatives de vomissement infructueuses. Le traitement consiste en une chirurgie d’urgence visant à détordre l’estomac et à le fixer (gastropexie). Une surveillance intensive est indispensable après l’intervention.


Chirurgie des tissus mous| Reins et voies urinaires
La chirurgie des voies urinaires vise à rétablir l’écoulement de l’urine, à retirer des calculs ou des tumeurs et à traiter des anomalies congénitales ou acquises des reins, de la vessie et de l’urètre.
La raison la plus fréquente d’une chirurgie vésicale est l’ablation de calculs urinaires ou de tumeurs. Lors d’une cystotomie, la vessie est ouverte, la cause retirée, puis la muqueuse est refermée avec précision. Les soins postopératoires comprennent une perfusion et la surveillance de la production urinaire. Le pronostic est généralement excellent.


Chirurgie des tissus mous| Reproduction et fertilité
La chirurgie dans ce domaine concerne les affections de l’utérus, des ovaires, des testicules et de la prostate, ainsi que les anomalies congénitales et les troubles de la reproduction.
La stérilisation (ovariohystérectomie ou ovariectomie) chez les chiennes et les chattes prévient les gestations non désirées, les chaleurs et les affections hormonales telles que le pyomètre. Chez les mâles, la castration réduit certains comportements indésirables et le risque de problèmes prostatiques. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et la récupération est généralement rapide.
Une césarienne est conseillée en cas de mise bas difficile, de portées nombreuses ou de bassin trop étroit. Une intervention rapide prévient le décès de la mère et des petits. La chirurgie consiste en une incision contrôlée de l’utérus, suivie de l’extraction sécurisée des nouveau-nés. Les soins postopératoires incluent la surveillance de la plaie et le soutien à la lactation.
Le pyomètre est une infection utérine grave d’origine hormonale chez les chiennes non stérilisées. L’ablation chirurgicale de l’utérus et des ovaires constitue le seul traitement curatif. Sans intervention rapide, une septicémie peut survenir. Un traitement antibiotique et une perfusion sont administrés en postopératoire.


Chirurgie des tissus mous| Chirurgie d'urgence
La chirurgie d’urgence est indispensable en cas de pathologies ou blessures mettant la vie en danger, telles que hémorragies, torsions ou ruptures d’organes. Un diagnostic rapide et une prise de décision efficace sont cruciaux.
À la suite d’accidents de la voie publique ou de morsures, plusieurs organes et tissus peuvent être lésés simultanément. La stabilisation du patient est prioritaire, suivie de la réparation chirurgicale des structures vitales. La prise en charge est souvent multidisciplinaire.
En cas d’hémorragies internes, par exemple lors de rupture splénique ou hépatique, le saignement doit être rapidement localisé et contrôlé. L’hémostase et la restauration volémique sont essentielles. Une intervention rapide permet d’éviter une défaillance multiviscérale.
Ces affections figurent parmi les urgences les plus critiques en médecine vétérinaire. Une intervention chirurgicale immédiate est requise après stabilisation du patient.